Remembrance
À madame T., Le 16 septembre
Madame, je n'ose, par ce billet que je vous fais porter par l'un des mes dévoués les plus fidéles, vous exprimer l'étonnememnt que j'eus en votre compagnie derrière les cyprés et les autres bosquets. L'étonnement en question se manifeste toujours en mon sein par des puissantes palpitations qui agitent et secouent ce tabernacle divin où se réfugient sous un protectorat inébranlable les élans de mes amours. Je ne puis oublier pendant que ma plume couche ces mots sous la lumière d'une chandelle ce que j'épouvrai à votre effleurement. À y penser encore à cet instant cela trouble mes sens, mes organes et mes membres qui me lancent sans aucune retenue et justifie parfaitement mon acte de remembrance.
Madame, aux mêmes heures, je vous attendrai prés des cyprés et des autres bosquets, pour vous sussurer toutes mes espérances pour nous puissons causer de toutes nos remembrances, ces merveilleux souvenirs.
Bien à vous.

Commentaires
Microraptor le 07/06/2008 à 15:00:03Moi ?
Non, merci.
Je me trouve bien comme je suis:
nul besoin d'être remembré.
Prétentieux?
Oh, non, à peine !
lulu7 le 07/06/2008 à 19:23:52
évidement si Lamartine avait dit à sa belle
un soir, te remembres-tu, nous voguions....
c'eut été bien vilain, et n'aurait pas, peut-être été aussi romantique !
Merveilleman le 07/06/2008 à 19:48:02
Il est évident que je donne raison à cette réflexion, femme. Je pense qu'au crépuscule de ce siècle nommé les lumières si Lamartine aurait déclamés ces vers le siècle des lumières aurait-été tout autre et nommé "le siècle de la pine".